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What You See Is What You Get.

Explication :
« Parfois, certaines personnes se trouvent face à un problème d’identité. Il y a une contradiction entre l’image qu’elles renvoient et leur image réelle. Cette dernière est alors cachée, enfouie en profondeur parce que les autres ne seraient pas à même de l’apprécier.
Ici, ce « dédoublement » de la personne est mis en évidence par le jeu des miroirs. Regarder dans un miroir, c’est voir au travers des yeux d’autrui. L’effet « d’infini » produit par la disposition des miroirs a un caractère inexorable. C’est un fait inévitable, évident et qui se répète inlassablement.
Quant à la symbolique du maquillage, la confrontation du noir et du blanc marque on ne peut mieux l’opposition entre les différentes images de soi, celle que l’on donne et l’autre, la « véritable », celle que l’on garde au fond de soi. Chaque couleur recouvre une surface égale du visage, car les différentes facettes de la personne ont une même importance, puisque celle que l’on cache garde un aspect authentique, et celle que l’on porte devient une « seconde peau ».
La bouche, qui est symbole d’expression par sa connotation à la parole, n’est qu’en partie maquillée de rose ( cette teinte visant à rappeler la couleur des lèvres ) de sorte à laisser voir la censure existante, ou encore le mutisme de la personne, ainsi que son mépris.
Les ronces qui ornent les jambes rattachent la personne à la terre, l’empêchant alors de s’élever vers quelques rêves ou idéaux. De plus, les épines peuvent faire allusion à la douleur, représentant les difficultés à vivre.
Le cœur prédécoupé en pointillés signifie que pour vivre au mieux cette dualité, il est préférable de faire abstraction des sentiments.
Le choix de la tenue n’est pas anodin, il ne s’agit pas simplement d’une question d’esthétique. D’une part, les couleurs de la robe, le noir et le blanc, respectent celles du maquillage. D’autre part, elles montrent une personne à la fois extravagante et « douce » dans le sens de non agressive. Ce fait est en lui-même un paradoxe, une contradiction, comme celle qui réside dans la dualité mise en scène par ce devoir, vu qu’il affirme en même temps une certaine agressivité, si légère soit-elle, et une certaine passivité.

Posté dans par Izumi le 31 mars 2010 à 13 h 21 min.

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