Vanité moderne.

Vanité moderne. « S'il se vante, je l'abaisse ; s'il s'abaisse, je le vante »

Explication :
« Le but de cette planche est de représenter le concept de Vanité tout en le transposant à notre époque, c’est-à-dire en y introduisant des objets modernes. La vanité de l’homme, c’est la misère de sa condition, sa faiblesse et sa fragilité devant la mort, l’absurde importance qu’il accorde aux apparences. L’homme – et sa société – évoluent, grâce au progrès technique ou à la médecine ; pourtant, bien qu’il se vante de son avancée dans la technologie, il n’en reste pas moins misérable car il ne peut toujours pas échapper à la mort. En dépit du progrès, l’homme est toujours aussi vulnérable.
En ce qui concerne la forme de ce projet, le choix du format de la toile permet, sans être trop encombrant, d’exposer de façon visible mon travail. Il s’agit en fait d’un fond peint sur lequel sont collées des photos qui ont été elles aussi peintes ensuite, ceci dans le but, d’une part, de conserver le concept de Vanité en peinture, et d’autre part, de jouer sur les apparences, de tromper l’œil du spectateur. De plus, le fait qu’il s’agisse de photos découpées montre, par le concept de la photographie elle-même, la modernité de la planche et sort les objets de leur contexte pour mieux les exposer.
Pour ce qui est du fond, le choix des couleurs – sombres et froides pour le fond, claires pour les objets – essaye de mettre en valeur les objets, comme par le jeu du clair-obscur. Les objets sont disposés sur une table, au-dessus de laquelle est déployée une banderole qui semble être accrochée hors de la toile, ou du moins, hors de notre vue – ce qui peut rappeler que certaines personnes dont Pascal lient la religion et la vanité de l’homme. Cette disposition est inspirée de l’œuvre «Le songe du Chevalier » d’Antonio de Pereda. Le message de la banderole, « Omnes Laedunt, Ultima Necat » est une inscription latine que l’on trouve sur les cadrans solaires et qui signifie « Toutes blessent, la dernière tue » ( les heures ). Quant aux objets, on retrouve l’argent, avec des billets de notre époque, des bijoux, tandis que la montre vient remplacer la bougie, que les CD audio prennent la place des instruments qui symbolisaient le divertissement ; les livres représentent la connaissance – ici, philosophie avec le manuel de Philosophie et les Pensées de Pascal -, la bouteille renversée montre que les choses se fanent. Les cartes de crédit ainsi que le téléphone portable sont les objets les plus représentatifs de la modernité de notre époque. Enfin, le crâne, placé au centre puisque le thème de la mort est la clef du concept de vanité, avec, dessus, un personnage habillé comme Alice Au Pays Des Merveilles – ce choix m’a semblé intéressant car dans cette œuvre, le thème du temps qui passe y est largement traité.

Posté dans par Izumi le 31 mars 2010 à 13 h 21 min.

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